Monday, April 30, 2007

“Au lion d’or”

“Au lion d’or”

Sur mon nouveau blog, vous trouverez un roman autobiographique d’une période particulière de mes jeunes années. Ce roman est écrit sous forme d’une suite de petites histoires qui peuvent être lues séparément. L’action se situe au début des années 60, au coeur de la période qui sonna le glas de la colonisation. Ma petite vie commençait par un exode!

Vous êtes les bienvenus sur mon blog: “Au lion d’or”!

http://auliondor.canalblog.com/

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Friday, April 27, 2007

Paravent

Paravent

Derrière le paravent
Des vaines apparences
Il y a du rêve et du vent
D’étranges flagrances

Des océans multiples
Des zéniths insoupçonnés
Des feux et des disciples
D’espérances innées

De quoi gommer la cage
De trop banales existences
De quoi arrêter d’être sage
Et d’entrer en résistance

De quoi peindre l’azur
De paillettes et de diamants
De quoi jouir du futur
Et de la vie tel un amant

En amoureux du souffle
De la rose éphémère
Du temps qui s’essouffle
Puis renaît du ventre de la mère

Hugo
Lyon
Avril 2007

Posted by hugo at 12:36:00 | Permalink | Comments (2)

Monday, April 23, 2007

Attente du paraphe

Attente du paraphe

A force de boire le néant
On en oublie l’origine de la soif
Que l’on soit hombre ou géant
Quêtons le début du paragraphe

Il faut l’encre et le papier
Pour que courre la plume
Les mots sont les croupiers
D’un tripot plein d’amertume

Ses souffles sont des non-dits
Travestis d’arc en ciel
De fleurs et de perdrix
Du sirop mêlé de fiel

A force de boire le néant
On en oublie l’origine de la soif
Nous sommes goutte puis océan
Page s’écrivant en attente du paraphe

Hugo
Lyon
Avril 2007

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Friday, April 20, 2007

Obscène

Obscène

Le croc était obscène
Et transperçait l’âme
La sortie de scène
Procréait le drame

La joute fut des plus rude
Mais tout était encore possible
L’amour ne peut être prude
Le guerrier peut rater sa cible

Mais le verbe explosa
Comme une grenade mure
La haine s’exposa
Et sortie son armure

Tel un flash essoufflé
Une flèche maligne
Perçât le cœur à peine éraflé
Et l’anéantissait d’une ligne

Un imparable javelot
Lancé pour détruire
L’amour qui prend l’eau
L’espoir cesse de bruire

Le beau se change en fange
Le ciel semble d’acier
Aimé, ce visage d’ange
Est soudain celui d’un démon émacié

Ainsi est le vrai pouvoir
Du verbe en plein orage
Il peut se concevoir
Telle une arme sauvage

Un jardin d’intimes pensées
N’est plus qu’un champ de mines
Où ne fleurit plus le passé
Le présent et l’avenir s’éciment…

Hugo
Lyon
Avril 2OO7

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Marche encore

Marche encore

Et marche encore
Sous les dictats
De cette horde de corps
Oublie ta vendetta

Ta recherche d’accords
Tes raisons d’état
Tes saisons désaccord
Tes errances à Etretat

Tes malaises de corps
Tes cicatrices
Tes sourires raccord
Tes artifices

Tes corps à corps
Souvent maladroits
Ton cœur, encore
Jamais à l’endroit

Jamais satisfait
De ses rites adroits
Jamais contrefait
Luttant pour ses droits

Pour survivre
A tout jamais ivre
De poursuivre
Et de vivre…

Hugo
Lyon
Avril 2007

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Tuesday, April 17, 2007

Le rouge de l’hombre

Le rouge de l’hombre

Dans le rouge de l’hombre
Des instants de satin
Dansent des gigues sombres
De mémoires sans teint

Au zénith de la transe
Des astres de sang s’animent
Des rougeoiements denses
Au goût acres des rimes

Des souffles survolant les cimes
S’ébrouent sur le vélin
Dans une nuée de frime
Et de brouillard malin

Le temps s’efface enfin
Dans ces délires dilemmes
Ces virtuels festins
Où l’âme est le théorème

Hugo
Lyon
Avril 2006

Posted by hugo at 12:13:06 | Permalink | No Comments »

Monday, April 9, 2007

Les mots s’arrachent

Les mots s’arrachent

Les mots s’arrachent
Se cachent
Se lâchent
Se crashent
Dans des océans
Des Styx de néant
Des magmas immanents
En appels rémanents
En violences primaires
En sanglots amères
En caresse de mères
En crachats solitaires
En ersatz de jouissance
En morts à la naissance
En mots morts à la naissance
En mots portant une renaissance

Une envie

Une vie…

Hugo
Lyon
Avril 2007

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Usés

Usés

Mes mots se sont usés
Dans le maelstrom existentiel
Ils sont partis telles des fusées
Emportant de la fange et du ciel

Partis, mes mots jamais ne disparaissent
Ils règnent dans d’autres limbes inexplorées
Dans des ailleurs qui paressent
Au confins des rêves éplorés

Ils tapissent les nuits noires
D’éclats de mystérieux diamants
Des messages cherchant à surseoir
A l’inéluctable des éléments

Mes mots se sont usés
Dans des batailles sacrificielles
Ils se sont donnés et refusées
Apportant du bonheur et du fiel

Hugo
Lyon
Avril 2007

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Saturday, April 7, 2007

Au bord du vide

Au bord du vide

Assis au bord du vide
L’homme ressentait le chaos
Son visage était livide
Le froid glaçait ses os

Il scrutait les abysses
Pour quérir la lumière
Qui sèche les cicatrices
Qui exauce les prières

Il entrevoyait le Styx
Et ne voulait pas le voir
Il subissait le blitz
Et ne pouvait pas y croire

Il pensait sa vie
Tel un fatal serpent
Et les étapes franchies
Tels des soupirs s’échappant

Il s’imaginait en rêve
Dans un océan de chair
Nageant jusqu’à la grève
Fuyant la surenchère

Donnant de l’âme
Au passage d’années
Porté par la flamme
Lesté d’illusions damnées

Assis au bord du vide
L’homme buvait son chaos
Son visage s’était couvert de rides
Le néant envahissait ses os

Hugo
Lyon
Avril 2007

Posted by hugo at 17:38:38 | Permalink | Comments (2)