Monday, February 5, 2007

Tu es qui, toi

Tu es qui, toi

Tu es qui, toi
Pour me dire ce que je dois faire
Tu es qui, toi
Juste un faux frère

Tu es qui
Crois-tu être ma conscience
Tu es qui
Toi qui ramène ta science

Tu n’es personne
Ou bien alors si peu
Tu es la personne
Qui m’étouffe un peu

Tu es une hombre
Au beau milieu de ma nuit
Tu es une sombre
Histoire de minuit

Tu es du chiendent
Qui pousse où il ne faut pas
Tu montres les dents
A chacun de mes pas

Tu es qui, toi
Pour ne jamais te taire
Tu es sous mon toit
Dans mon sang et ma terre

Tu es les crachats
Le soufre de mes démences
Tu es ce regard de chat
Qui incendie mes véhémences

Tu es l’acier
De toutes mes armes blanches
Tu as scié
Mon âme et ma branche

Tu es qui, toi
Pour me dire ce que je dois faire
Tu es qui, toi
Juste un parfum d’enfer

Hugo
Lyon
Janvier 2007

Posted by hugo in 19:58:21 | Permalink | No Comments »

Souffle poreux

Souffle poreux

Vois ce souffle poreux
S’enfler de brume
Enchâssant les grumes
Remplissant val et creux

Vois tel des chaloupes
Les toits environnants
Flottant sur un océan
De compacte étoupe

Vois cette céleste gangue
Enveloppant la glèbe
Dans ce brouet acerbe
Ma pensée tangue

Ce sont des hayons de nuées
Qui déstructure la matière
Revêtant l’ordinaire
D’une pelisse élimée

Hugo
Lyon
Janvier 2007

Posted by hugo in 19:57:10 | Permalink | No Comments »

Scolopendre

Scolopendre

C’est une forêt de chairs
Engoncées d’étoffes
Et d’effluves impudiques

C’est un océan amer
De rumeurs et d’apostrophes
De vagues hystériques

C’est une bête de regards
De bouches, de poils hirsutes
C’est un repoussant scolopendre

C’est un magma hagard
De faiblesse et d’insulte
Tout juste bon à pendre

C’est un lémure en chasse
D’un nouveau prédicateur
Aux éructations sadiques

Ou d’un crachat pour masse
En quête d’un messie créateur
De labours sataniques

C’est un gisant ignorant la raison
Un fantômes d’âmes broyées
S’extasiant du bruits des bottes

Entend ce grand corps en pamoison
Jouissant de se faire rudoyer
Impatient d’interpréter l’ilote

Respire le soufre qui s’associe
Au souffle de l’hydre multicéphale
Vénérant le pied qui le foule

Voit sur ce quarteron de paramécies
Qui enfourche leur Bucéphale
Pour faire renaître de ses cendres, la démente foule…

Hugo
Lyon
Janvier 2007

Posted by hugo in 19:56:07 | Permalink | No Comments »

Riffs

Riffs

Scratch
Tu griffes
Tu craches
Des riffs

Bravaches
Impulsifs
Tu les arraches
Plaintif

Pauvre ganache
Sort tes poncifs
Vaniteux apache
Explosif

Et tes tripes
Excessif
Dans ton trip
Evasif

Fait vibrer ta guitare
Ami Hendrix
Entre deux pétards
Et un fix

Broie du son
Ploie tes notes
A l’unisson
Pour tes potes

Ton kif, c’est du bon
C’est de la compote
De l’acide, du démon
Qui complote

C’est un enfer de récif
Du fiel, du cash
Du lascif
Du charnel vache

Ce son, c’est ton sang
Ton âme brute
Du cent pour cent
De l’ampli en rut

C’est du sexe
Irritant
Sans latex
Excitant …

Hugo
Lyon
Janvier 2007

Posted by hugo in 19:54:26 | Permalink | No Comments »

Plongeon

Plongeon

J’ai rêvé d’un plongeon
D’un vol en apesanteur
Au travers de souvenirs sauvageons
De flashs dénonciateurs

J’ai traversé des brumes
Et des lumières intenses
Des passions de plumes
De chagrines stances

J’ai transpercé des nuages
Et des terres immatérielles
Toutes sortes de mirages
Facétieux et irrationnels

Savais-je d’où j’étais parti
Et quelle en serait la fin
De cette roulade dans les orties
De cette course d’aigrefin

Savais-je pourquoi j’étais parti
Et d’où venait cette faim
Et ce sentiment d’être l’apprenti
D’un périple sans fin

J’ai rêvé d’un plongeon
Mon cœur était accusateur
Mes souvenirs semblaient des joncs
Ployant sous le poids des heures

Hugo
Lyon
Février 2007

Posted by hugo in 19:52:37 | Permalink | No Comments »

Pense

Pense

Pense à autre chose
A d’autres océans
A toutes ces choses
Qui abolissent le néant

Pense au parfum des roses
A la beauté des leurres
Et déclame ta prose
Pour assécher les pleurs

Pense et expose
Aux souffles immanents
Ton âme qui explose
Dans de faux firmaments

Pense à la cause
Et rabroue les effets
La vie a ses clauses
L’écheveau se défait

Pense à autre chose
Pense à toutes ces choses…

Hugo
Lyon
Janvier 2007

Posted by hugo in 19:51:25 | Permalink | No Comments »

Mémoires

Mémoires

Mémoires de mirage
Là, au bout de la grève
Revêtue d’un nuage
D’un carcan de rêves

Mémoires de passage
Dans la lueur de ces yeux
De ses prunelles sages
A l’éclat soyeux

Mémoires fugitives
Tel un souffle léger
Fulgurance instinctive
Presque abrégée

Mémoires liseron
Grimpant le long de l’âme
Mémoires qui tournent en rond
Mémoires en flamme

Puis, le quotidien construit le décor
Et repeint le ciel de nouvelles lumières
Ou bien d’anciennes et d’autres accords
En attente de passions premières

Hugo
Lyon
Janvier 2007

Posted by hugo in 19:50:19 | Permalink | No Comments »

J’ai vu

J’ai vu

J’ai vu le sourire de l’enfant
Béat il répondait à celui de sa mère
Il irradiait de bonheur triomphant
Savait-il que le bonheur est éphémère

Savait-il que l’orage surviendrait
Avec son cortège de vicissitudes
Savait-il que sa vie tiendrait
Dans la main d’un destin rude

 Que savait-il du remord
Que savait-il de l’amer
De tous ces rêves mords
Des désirs de sa mère

Il n’en savait rien, sans doute
Et c’était bien naturel
Mais il avait perçut sur la route
Comme les traces d’un jeu de marelle

Il lui faudrait jouer, longtemps
Et apprendre les règles
Jouer, à cloche pieds tout le temps
Avec la trame espiègle

Pourquoi faudrait-il qu’il sache
Tout au début du grand voyage
Faut-il connaître, avant, ce qui se cache
Pour apprécier de nouveaux rivages

D’ailleurs, même au terme du passage
Auront-nous tout appris et compris
Ne serait ce pas beaucoup plus sage
De jouir à temps de ce que l’on a pris

J’ai vu le sourire de l’enfant
Béat il répondait à celui de sa mère
Il irradiait de bonheur triomphant
Savait-il que ce bonheur serait éphémère

Hugo
Lyon
Janvier 2007

Posted by hugo in 19:49:11 | Permalink | No Comments »

Fait fi des obscures

Fait fi des obscures

Enfonce bien tes crocs
Dans la chaires de l’histoire
Puis, ravaude les accrocs
Sur le froid de l’écritoire

Ecrit comme d’autres crient
Sur les purulentes cicatrices
Des infortunes et du mépris
Et remplit les interstices

Des humeurs de ton âme
D’océans de pensées
De déserts en flamme
De firmaments rapiécés

Ecrit comme d’autres pleurent
Des larmes de printemps
Des vestiges de fleurs
Et plante de temps en temps

Des étoiles étincelantes
Au champ des ruines intimes
Que des semences ardentes
Resplendissent dans tes rimes

Et fait fi des obscures
Qui rient à tes fêtes
Les belles âmes en n’ont cure
Et savourent tes agapes, Poète !

Hugo
Lyon
Janvier 2007

Posted by hugo in 19:47:46 | Permalink | No Comments »

Dessine moi ta peine

Dessine moi ta peine

Dessine moi ta peine
Avec tes crayons de douleur
Tu dis : « la coupe est pleine »
Tu médis de Dieu et de l’heure

Tu craches au ciel
Et joues l’arrache cœur
Tu dis : « vivre est démentielle »
Et te nourris de tes rancoeurs

Tu affirmes ne pas exister
Ou bien si peu ou si mal
Ou bien tu te sents désisté
Ton cœur déchu rangé dans une malle

Tu renies ton passage
Effaces la trace de tes pas
Puis vomis le message
Et persifle sur le trépas

Tu cries que l’océan est trop vague
Que la montagne est top verte
Que l’amour est une dague
Plantée dans une plaie ouverte

Que les sens sont un non-sens
Que le printemps est bientôt l’hiver
Qu’une présence est une future absence
Qu’un souffle peut contenir tout l’univers

Tu avales tes pleurs sèches
Les repeints en soupirs
En passables flèches
En meilleur et en pire

Tu prétends avoir une âme forteresse
Dont les amères basses-fosses
Sont factices mais traîtresses
Tes réalités sont parfois fausses

Elles s’alourdissent
Des maux et des gravats
Des hymens qui se finissent
De la joie qui se gravât

Au fronton des ivresses
Aux souffles éphémères
Aux escarbilles de tendresse
Aux vagues enflées de l’amer

Tu dis : « la coupe est pleine »
Et trône au rayon des douleurs
Que la vie est une immense plaine
Plantée de chardons et de fleurs…

Hugo
Lyon
Janvier 2007

Posted by hugo in 19:46:32 | Permalink | No Comments »