Thursday, February 22, 2007

Au clair de la lune

Au clair de la lune
Mon ami Hugo
je n’ai plus de plume
Pour décrire mes maux
Ma cervelle est morte
je n’ai plus d’influx
Ouvre moi ton blog
Pour trouver des mots

Gitoune
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Oh! toi.

Oh! toi.
Donne moi tes bras
Aux grandes mains caressantes
Accepte cette offrande
Ne cherche pas de détours
froles en les contours
Ce corps est làs d’attendre
Il veut jouir
et se meurt, près à se rendre
de ta bouche apaise
ses seins gonflé de désir
que ta langue effleure
de caresses douces
le long de mon corps et les épaules
pendant que nos corps se frôlent
se cabrent de spasmes et de plaisirs
s’enlacent, se pénètrent pour mieux en jouir.

Corinne 

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Saturday, February 10, 2007

Par delà

Par delà

Par delà la pensée
Il est des ailleurs
Des déserts tapissés
De secrets railleurs

Il est des roses assassinées
A coup de malentendus
Des matins fascinés
De lumières distendues

Il est des bouquets d’absences
Des brassées de soupirs
D’impénétrables jouissances
Vêtues de haillons d’empire

Par delà la pensée
Il est des ritournelles
Des romances épicés
De secrets originels

Hugo
Lyon
Février 2007

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Friday, February 9, 2007

L’écoute dans la brume

A l’écoute dans la brume

J’ai parfois glané
Dans la boue des ornières
Des espoirs nouveau né
Des extases premières

Ma cuirasse fait de papier mâché
Accompagnait la quête
D’occasions gâchées
De folies de conquêtes

J’ai parfois trouvé le frisson
En brisant des citadelles
Je fuyais juste la mousson
Et le feu des chandelles

Je détestais le lierre
Et les passions rampantes
Je jouais avec des pierres
Qui dévalaient la pente

Je pérorais dans le vent
Et mes mots étaient de poussières
Je m’extasiais du soleil levant
Mais n’ouvrait pas mes paupières

Plus je disais la vie
Et plus je m’essoufflais
Des marches gravies
La démence insufflait

Puis, le fouet a claqué
Et moi, qui me sentait si fort
J’ai perdu le goût des quais
Et des alcools forts

J’ai préféré la plume
Et les virevoltes de l’âme
L’écoute dans la brume
Pour continuer mes gammes…

Hugo
Lyon
Février 2007

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Thursday, February 8, 2007

Psycho-délit (abandon)

Psycho-délit (abandon)

Les chiens aboient des larmes de sang
Au ciel passent des mirages
Des spectres d’hier évanescents
Cherchent sans cesse d’autres rivages

L’air brûle de mille cierges
Aux temples des espoirs déçus
Des draperies de lourde serge
Vêtent les dépouilles bossues

Rongés d’un cancer létale
Les essoufflés du temps
Guettent les flots étales
De leurs désirs hésitants

Dans leurs vieux cœurs métronome
Ils conservent des mémoires de chairs
Tel des écumes de vie d’homme
De vaines et vagues surenchères

Il y eu d’autres miroirs
Dans des prunelles amourachées
D’autres raisons d’y croire
D’orner leurs âmes entachées

Il y eu dans des lointains
Des confins abandonnés
Aux vagues des amours de satin
Aux éclairs de jours assassinés

Hugo
Lyon
Février 2007

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Wednesday, February 7, 2007

Un jour

Un jour

Un jour, je raccrocherai mon costume de chair
Au cintre du néant
Abandonnant des souvenirs béants
Mon âme embrassera la poussière

La terre sera alors ma fidèle compagne
D’un accord charnel et désincarné
Le silence remplira mes carnets
Mes mots s’évaporeront de leur bagne

Le ciel aura goût de glaise
Mon horizon sera de bois vermoulu
Mes soifs ne seront plus goulues
Mes os se sentiront à l’aise

Pourquoi tant détester la mort
La mort est l’attestation ultime de la vie
Sans la mort, elle ne serait que survie
Vêtant de haillons de tristes matamores

Un jour, je reprocherai à mon costume de chair
De m’abandonner au néant
Je négligerai mes désirs de géant
Mais ce ne sera pas pour aujourd’hui, ma chère

Hugo
Lyon
Février 2007

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Tuesday, February 6, 2007

Le cœur rempaillé

Le cœur rempaillé

J’ai le cœur à rempailler
Presque à l’identique
Usé par ceux qui l’on raillé
Et éraillé. Ironique…

Ce cœur est dépenaillé
En haillons lyriques
En hardes démaillées
En ciels iniques

J’ai le cœur dépareillé
Jamais plus héroïque
Jamais plus débraillé
Pour longtemps aboulique

Hugo
Lyon
Février 2006

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Monday, February 5, 2007

Tu es qui, toi

Tu es qui, toi

Tu es qui, toi
Pour me dire ce que je dois faire
Tu es qui, toi
Juste un faux frère

Tu es qui
Crois-tu être ma conscience
Tu es qui
Toi qui ramène ta science

Tu n’es personne
Ou bien alors si peu
Tu es la personne
Qui m’étouffe un peu

Tu es une hombre
Au beau milieu de ma nuit
Tu es une sombre
Histoire de minuit

Tu es du chiendent
Qui pousse où il ne faut pas
Tu montres les dents
A chacun de mes pas

Tu es qui, toi
Pour ne jamais te taire
Tu es sous mon toit
Dans mon sang et ma terre

Tu es les crachats
Le soufre de mes démences
Tu es ce regard de chat
Qui incendie mes véhémences

Tu es l’acier
De toutes mes armes blanches
Tu as scié
Mon âme et ma branche

Tu es qui, toi
Pour me dire ce que je dois faire
Tu es qui, toi
Juste un parfum d’enfer

Hugo
Lyon
Janvier 2007

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Souffle poreux

Souffle poreux

Vois ce souffle poreux
S’enfler de brume
Enchâssant les grumes
Remplissant val et creux

Vois tel des chaloupes
Les toits environnants
Flottant sur un océan
De compacte étoupe

Vois cette céleste gangue
Enveloppant la glèbe
Dans ce brouet acerbe
Ma pensée tangue

Ce sont des hayons de nuées
Qui déstructure la matière
Revêtant l’ordinaire
D’une pelisse élimée

Hugo
Lyon
Janvier 2007

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Scolopendre

Scolopendre

C’est une forêt de chairs
Engoncées d’étoffes
Et d’effluves impudiques

C’est un océan amer
De rumeurs et d’apostrophes
De vagues hystériques

C’est une bête de regards
De bouches, de poils hirsutes
C’est un repoussant scolopendre

C’est un magma hagard
De faiblesse et d’insulte
Tout juste bon à pendre

C’est un lémure en chasse
D’un nouveau prédicateur
Aux éructations sadiques

Ou d’un crachat pour masse
En quête d’un messie créateur
De labours sataniques

C’est un gisant ignorant la raison
Un fantômes d’âmes broyées
S’extasiant du bruits des bottes

Entend ce grand corps en pamoison
Jouissant de se faire rudoyer
Impatient d’interpréter l’ilote

Respire le soufre qui s’associe
Au souffle de l’hydre multicéphale
Vénérant le pied qui le foule

Voit sur ce quarteron de paramécies
Qui enfourche leur Bucéphale
Pour faire renaître de ses cendres, la démente foule…

Hugo
Lyon
Janvier 2007

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