Au clair de la lune
Au clair de la lune
Mon ami Hugo
je n’ai plus de plume
Pour décrire mes maux
Ma cervelle est morte
je n’ai plus d’influx
Ouvre moi ton blog
Pour trouver des mots
Au clair de la lune
Mon ami Hugo
je n’ai plus de plume
Pour décrire mes maux
Ma cervelle est morte
je n’ai plus d’influx
Ouvre moi ton blog
Pour trouver des mots
Oh! toi.
Donne moi tes bras
Aux grandes mains caressantes
Accepte cette offrande
Ne cherche pas de détours
froles en les contours
Ce corps est làs d’attendre
Il veut jouir
et se meurt, près à se rendre
de ta bouche apaise
ses seins gonflé de désir
que ta langue effleure
de caresses douces
le long de mon corps et les épaules
pendant que nos corps se frôlent
se cabrent de spasmes et de plaisirs
s’enlacent, se pénètrent pour mieux en jouir.
Corinne
Par delà la pensée
Il est des ailleurs
Des déserts tapissés
De secrets railleurs
Il est des roses assassinées
A coup de malentendus
Des matins fascinés
De lumières distendues
Il est des bouquets d’absences
Des brassées de soupirs
D’impénétrables jouissances
Vêtues de haillons d’empire
Par delà la pensée
Il est des ritournelles
Des romances épicés
De secrets originels
Hugo
Lyon
Février 2007
J’ai parfois glané
Dans la boue des ornières
Des espoirs nouveau né
Des extases premières
Ma cuirasse fait de papier mâché
Accompagnait la quête
D’occasions gâchées
De folies de conquêtes
J’ai parfois trouvé le frisson
En brisant des citadelles
Je fuyais juste la mousson
Et le feu des chandelles
Je détestais le lierre
Et les passions rampantes
Je jouais avec des pierres
Qui dévalaient la pente
Je pérorais dans le vent
Et mes mots étaient de poussières
Je m’extasiais du soleil levant
Mais n’ouvrait pas mes paupières
Plus je disais la vie
Et plus je m’essoufflais
Des marches gravies
La démence insufflait
Puis, le fouet a claqué
Et moi, qui me sentait si fort
J’ai perdu le goût des quais
Et des alcools forts
J’ai préféré la plume
Et les virevoltes de l’âme
L’écoute dans la brume
Pour continuer mes gammes…
Hugo
Lyon
Février 2007
Les chiens aboient des larmes de sang
Au ciel passent des mirages
Des spectres d’hier évanescents
Cherchent sans cesse d’autres rivages
L’air brûle de mille cierges
Aux temples des espoirs déçus
Des draperies de lourde serge
Vêtent les dépouilles bossues
Rongés d’un cancer létale
Les essoufflés du temps
Guettent les flots étales
De leurs désirs hésitants
Dans leurs vieux cœurs métronome
Ils conservent des mémoires de chairs
Tel des écumes de vie d’homme
De vaines et vagues surenchères
Il y eu d’autres miroirs
Dans des prunelles amourachées
D’autres raisons d’y croire
D’orner leurs âmes entachées
Il y eu dans des lointains
Des confins abandonnés
Aux vagues des amours de satin
Aux éclairs de jours assassinés
Hugo
Lyon
Février 2007
Un jour, je raccrocherai mon costume de chair
Au cintre du néant
Abandonnant des souvenirs béants
Mon âme embrassera la poussière
La terre sera alors ma fidèle compagne
D’un accord charnel et désincarné
Le silence remplira mes carnets
Mes mots s’évaporeront de leur bagne
Le ciel aura goût de glaise
Mon horizon sera de bois vermoulu
Mes soifs ne seront plus goulues
Mes os se sentiront à l’aise
Pourquoi tant détester la mort
La mort est l’attestation ultime de la vie
Sans la mort, elle ne serait que survie
Vêtant de haillons de tristes matamores
Un jour, je reprocherai à mon costume de chair
De m’abandonner au néant
Je négligerai mes désirs de géant
Mais ce ne sera pas pour aujourd’hui, ma chère
Hugo
Lyon
Février 2007
J’ai le cœur à rempailler
Presque à l’identique
Usé par ceux qui l’on raillé
Et éraillé. Ironique…
Ce cœur est dépenaillé
En haillons lyriques
En hardes démaillées
En ciels iniques
J’ai le cœur dépareillé
Jamais plus héroïque
Jamais plus débraillé
Pour longtemps aboulique
Hugo
Lyon
Février 2006
Tu es qui, toi
Pour me dire ce que je dois faire
Tu es qui, toi
Juste un faux frère
Tu es qui
Crois-tu être ma conscience
Tu es qui
Toi qui ramène ta science
Tu n’es personne
Ou bien alors si peu
Tu es la personne
Qui m’étouffe un peu
Tu es une hombre
Au beau milieu de ma nuit
Tu es une sombre
Histoire de minuit
Tu es du chiendent
Qui pousse où il ne faut pas
Tu montres les dents
A chacun de mes pas
Tu es qui, toi
Pour ne jamais te taire
Tu es sous mon toit
Dans mon sang et ma terre
Tu es les crachats
Le soufre de mes démences
Tu es ce regard de chat
Qui incendie mes véhémences
Tu es l’acier
De toutes mes armes blanches
Tu as scié
Mon âme et ma branche
Tu es qui, toi
Pour me dire ce que je dois faire
Tu es qui, toi
Juste un parfum d’enfer
Hugo
Lyon
Janvier 2007
Vois ce souffle poreux
S’enfler de brume
Enchâssant les grumes
Remplissant val et creux
Vois tel des chaloupes
Les toits environnants
Flottant sur un océan
De compacte étoupe
Vois cette céleste gangue
Enveloppant la glèbe
Dans ce brouet acerbe
Ma pensée tangue
Ce sont des hayons de nuées
Qui déstructure la matière
Revêtant l’ordinaire
D’une pelisse élimée
Hugo
Lyon
Janvier 2007
C’est une forêt de chairs
Engoncées d’étoffes
Et d’effluves impudiques
C’est un océan amer
De rumeurs et d’apostrophes
De vagues hystériques
C’est une bête de regards
De bouches, de poils hirsutes
C’est un repoussant scolopendre
C’est un magma hagard
De faiblesse et d’insulte
Tout juste bon à pendre
C’est un lémure en chasse
D’un nouveau prédicateur
Aux éructations sadiques
Ou d’un crachat pour masse
En quête d’un messie créateur
De labours sataniques
C’est un gisant ignorant la raison
Un fantômes d’âmes broyées
S’extasiant du bruits des bottes
Entend ce grand corps en pamoison
Jouissant de se faire rudoyer
Impatient d’interpréter l’ilote
Respire le soufre qui s’associe
Au souffle de l’hydre multicéphale
Vénérant le pied qui le foule
Voit sur ce quarteron de paramécies
Qui enfourche leur Bucéphale
Pour faire renaître de ses cendres, la démente foule…
Hugo
Lyon
Janvier 2007